L’assurance vie va aider à financer la transition écologique

La députée LREM de l’Allier et membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Bénédicte Peyrol, incite à l’utilisation de l’épargne en faveur de la transition écologique. Elle a fait valider à l’Assemblée nationale une série de révisions de la loi Pacte en vue d’appuyer l’offre “verte” et solidaire dans les contrats d’assurance vie.

Il faut rediriger des projets vers la cause écologique

Selon Bénédicte Peyrol, la transition écologique ne requiert pas forcément plus de financement. Mais il faudrait que des projets soient planifiés pour la soutenir. La finance a déjà pris les devants pour aider la transition. Cependant, des actions concrètes et allant dans ce sens devront être exécutées. En particulier, les entreprises devraient recevoir un accompagnement pour identifier leurs besoins dans la conception de projets et participer à la transition écologique.

L’épargne des particuliers peut aussi contribuer à la transition

L’encours de certains placements labellisés est orienté vers la transition écologique ou les secteurs solidaires. Il s’agit notamment des :

  • label TEEC (Transition énergétique et écologique pour le climat) qui comprend les investissements verts,
  • label ISR (Investissement socialement responsable) qui inclut les investissements solidaires et responsables

Ceux-là donnent aux particuliers l’occasion de financer l’écologie comme par exemple le recyclage en même temps que l’insertion de personnes handicapées.

Les labels sont déjà présents dans certains contrats d’assurance vie

Plusieurs compagnies d’assurance œuvrent en faveur de la transition écologique mais c’est insuffisant. C’est pourquoi, la loi Pacte oblige désormais les assureurs à offrir des unités de compte vertes ou solidaires dans leurs portefeuilles. Ceux-ci devront proposer au minimum une unité de compte verte ou une unité de compte solidaire, dans leurs contrats multisupports à partir de 2020. Et ils devront proposer les deux unités dès 2022.

Les assurés vie ne seront pas contraints d’investir dans ces portefeuilles

L’obligation de proposition des unités de compte vertes et solidaires est imposée aux assureurs. Plus précisément, le texte validé à l’Assemblée nationale contraint les assureurs à fournir plus de précision aux épargnants concernant les produits d’assurance et l’utilisation de leurs investissements. C’est-à-dire qu’ils devront les informer de la part de leur épargne qui sera versée à la transition écologique et aux secteurs solidaires. Par contre, les assurés pourront toujours choisir d’investir ou non dans les unités. En effet, l’épargnant ne sera pas forcé de souscrire un pourcentage dans une quelconque unité de compte.  Et il aura la liberté de sélectionner son assureur selon les conditions d’assurance.

Bénédicte Peyrol suggère de réunir le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire dans une formule d’épargne verte

Le Livret de développement durable et solidaire devrait servir à financer la transition écologique. Et le Livret A concerne la construction et la rénovation des habitats sociaux qui sont indissociables de la transition écologique. Donc le livret A et le Livret de développement durable et solidaire vont tous deux dans le même sens (celui de la transition écologique) et devraient être fusionnés, d’après la députée LREM de l’Allier.