Économie : les « Gilets jaunes » n’arrangent pas les choses

Les différentes manifestations ont considérablement freiné la croissance en fin d’année. De nombreux secteurs ont été paralysés par les mouvements des « Gilets jaunes ». À savoir le commerce, le domaine touristique, la restauration, les transports, etc. Tout de suite, les détails !

Grandes victimes des blocages : l’hôtellerie et la restauration

Selon le Président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, Christophe Laure, les « images des violences parisiennes ont fait le tour du monde ». Effectivement, le premier a avoir souffert des affrontements ayant eu lieu à Paris est le secteur touristique. Les touristes asiatiques et nord-américains ont pratiquement déserté la capitale française.

La manifestation du 24 novembre a engendré une énorme vague d’annulation de réservation. On parle de 25 000 nuitées. Mais, ce nombre d’annulations n’est rien comparé aux 35000 nuitées* décommandées durant la période du 28 novembre au 3 décembre. Les hôtels étoilés sont le plus à plaindre.

Un secteur également touché : les transports

Le 05 décembre dernier, l’Union TLF, principal syndicat patronal du transport et de la logistique a déclaré que la situation était insoutenable pour leur personnel, leur clientèle ainsi que les entreprises. Les entreprises ont subi des pertes évaluées entre 600 et 800 millions d’euros depuis le commencement de la crise « Gilet jaune ».

La fin d’année 2018 a été ponctuée par de nombreux blocages routiers. Ce qui a grandement affecté le travail des routiers et de la chaine logistique. D’après le Ministère de l’Intérieur, les « Gilets jaunes » ont mobilisé près de 6740 personnes le 5 décembre. Les rondpoints, les points de péage d’autoroutes, les zones commerciales ont été assaillis.

Les dépôts pétroliers n’ont pas plus été épargnés, ce qui a provoqué des pénuries de carburant dans la partie sud-est et ouest de la France.

Qu’en est-il du domaine commercial ?

Pour Yohann Petiot, le Directeur Général de l’Alliance du Commerce, les « annonces du gouvernement » ont des impacts incontrôlables. Les opérateurs économiques sont constamment sur le qui-vive.

La multiplication des manifestations a instauré un sentiment d’insécurité chez les consommateurs qui refusent de se rendre dans les commerces pour faire des achats. Sachant que les manifestants campent presque 24 heures sur 24 devant les magasins et les supermarchés.

Selon le délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), Jacques Creyssel, Paris n’est pas le seul théâtre des manifestations des « Gilets jaunes ». En décembre 2018, il a affirmé que « dans l’Ouest, des chefs d’entreprise nous signalent des appels à venir se servir dans les commerces gratuitement le weekend prochain ».

Fin 2018, un lourd bilan pèse sur les magasins français. 3 semaines de barrages leur ont coûté près de 1 milliard d’euros selon les calculs de la FCD.

*d’après une enquête de l’institut MKG