Comment devenir auto-entrepreneur et quelle solution bancaire choisir ?

Peu contraignant, facile à mettre en œuvre et sécurisant, ce statut est synonyme d’indépendance professionnelle et de travail en solo. Un bon choix pour développer sa fibre entrepreneuriale et créer sa petite entreprise.

Auto-entrepreneur : une réflexion préalable

Avant d’enregistrer mon auto-entreprise, je dois :

  • Vérifierque l’activité que j’ai choisie est compatible avec le régime de l’auto-entrepreneur,
  • Evaluersi l’activité est adaptée au régime de l’auto-entrepreneur,
  • Déterminer quelle sera mon activité principale si je veux avoir plusieurs activités.

Une déclaration d’activité simplissime

Le grand moment est arrivé ! Je vais enregistrer ma nouvelle entreprise. Il me suffit ainsi de compléter une déclaration en ligne sur le portail officiel des auto-entrepreneurs (qui sera ensuite valider ou non par le tribunal de commerce le plus proche), ou auprès d’un Centre de Formalités des Entreprises (CFE) ou de la CCI (Chambre de Commerce et de l’Industrie). L’Urssaf a créé un numéro spécial d’aide et de conseil sur l’auto-entreprenariat : 0821 08 60 28 (vous pourrez les contacter à tout moment du lundi au vendredi de 9h00 à 16h00).

Dans la forme, j’ai le statut d’entrepreneur individuel. Je peux domicilier mon activité à l’adresse de mon domicile personnel.

Mais comme je suis avant tout “entrepreneur”, j’ai plutôt intérêt à tenir une comptabilité à jour ! La mienne aura la particularité d’être soumise à des obligations allégées.

Régime fiscal de l’auto-entrepreneur

Fiscalement, deux options sont possibles avec une auto-entreprise :

  • Le régime fiscal de la micro-entrepriseavec application du barème progressif de l’impôt sur le revenu. Mon chiffre d’affaires est plafonné. Pour 2014, le plafond annuel est fixé à 72 500 euros pour la grande majorité des prestations de service. Il est de 176 200 euros pour les activités de vente et pour certains hébergements.
  • Le prélèvement libératoirede l’impôt sur le revenu (régime micro-social).

Patron auto-entrepreneur, je profite d’exonérations de :

  • TVA, car je bénéficie de la franchise en base de TVA,
  • Cotisation foncière des entreprises (CFE) uniquement pour l’année de début d’activité. Les années qui suivent, par contre, je serai soumis à la CFE dans les mêmes conditions que les autres entreprises (sauf si je réalise un chiffre d’affaires inférieur à 5000€). Certaines corporations (comme les sportifs, les coopératives agricoles ou encore les compositeurs, chorégraphes ou traducteurs) peuvent bénéficier d’exonérations de la CFE sous certaines conditions.

Enfin, je garde la liberté de choisir la périodicité de la déclaration de mon chiffre d’affaires : mensuelle ou trimestrielle.

Le calcul des cotisations sociales et des impôts est simple. Il porte sur un pourcentage du chiffre d’affaires. S’il n’y a pas d’activité, il n’y a pas non plus d’impôt !

Pour quelle solution bancaire opter sous le régime d’auto-entrepreneur ?

Selon les conseils d’un conseiller en création d’entreprise, je serai naturellement orienté vers la création d’un compte bancaire professionnel mais ceci n’est pas une obligation en soit bien qu’elle soit plus pratique pour votre banque pour bien séparer les revenus liés de votre activité de vos opérations personnelles. Sachez qu’il est possible de très bien gérer ses comptes bancaires professionnels et personnelles grâce à des espaces clients consultables de n’importe où et quand vous le voulez sur smartphone via une application ou par ordinateur directement en ligne (vous pourrez en consulter un exemple sur cette page : http://www.fgme.fr/cic-filbanque-espace-client-gestion-compte-bancaire/). Si mon activité d’auto-entrepreneur n’est pas trop conséquente, la simple ouverture d’un livret sera suffisante pour exercer.

Un auto-entrepreneur doit avoir une assurance chômage privée

Tout n’est pas rose dans l’univers de l’auto-entreprise : je n’ai pas de couverture assurance chômage ! Je peux toutefois souscrire un contrat d’assurance perte d’emploi auprès d’une assurance privée pour me constituer un filet de sécurité en cas de cessation d’activité.